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Flexi-jobs pour chauffeurs de taxi : ce qui change pour vous au 1er juillet 2026

Depuis le 1er juillet 2026, les taxis peuvent engager en flexi-job. Qui peut rouler, ce que ça coûte à l'exploitant, le salaire net du chauffeur : le mode d'emploi.

Flexi-jobs pour chauffeurs de taxi à Bruxelles — en vigueur au 1er juillet 2026
Le flexi-job s'ouvre au secteur taxi et LVC au 1er juillet 2026.

C'est une petite révolution pour qui gère une flotte à Bruxelles : depuis le 1er juillet 2026, vous pouvez engager un chauffeur en flexi-job. Concrètement, un renfort pour vos week-ends, vos pics de nuit ou un remplacement — payé peu de charges côté patron, et net d'impôt côté chauffeur. Voici ce que ça change vraiment, sans le charabia administratif.

Le flexi-job, en deux phrases

Le flexi-job est un contrat d'appoint pensé pour quelqu'un qui a déjà un emploi principal ailleurs (ou qui est pensionné). L'idée : lui permettre de gagner un complément quasiment net, tout en coûtant peu de charges à l'employeur. Le régime existe depuis des années dans l'horeca et le commerce ; il vient seulement d'être étendu au secteur taxi et LVC, avec une entrée en vigueur au 1er juillet 2026 (une date d'abord annoncée pour avril, finalement repoussée).

1er juil. 2026
Ouverture du flexi-job au secteur taxi et LVC
28 %
Cotisation patronale unique sur le flexi-salaire
≈ 18 000 €
Net d'impôt par an pour le chauffeur (18 440 € en 2026)

Qui peut rouler pour vous en flexi-job ?

C'est la première question à se poser, parce qu'elle écarte d'office une partie des candidats. Pour être flexi-jobiste chez vous, la personne doit se trouver dans l'un de ces deux cas :

  • Avoir déjà un emploi principal d'au moins 4/5 d'un temps plein chez un autre employeur, apprécié au trimestre de référence (le fameux « T-3 », soit le trimestre trois mois plus tôt).
  • Être pensionné : dans ce cas, pas de condition d'emploi principal, et — avantage notable — pas de plafond annuel sur le montant net.

En clair : un flexi-jobiste n'est pas un chauffeur qu'on embauche à plein temps déguisé. C'est un complément. Vous ne pouvez pas non plus « flexi-jober » votre propre salarié à temps plein sur les mêmes fonctions. Pensez plutôt au chauffeur qui a un job en semaine et veut arrondir le week-end, ou au pensionné qui garde un pied au volant.

Ce que ça coûte à l'exploitant

C'est là que le flexi-job devient intéressant pour votre trésorerie. Vous versez le flexi-salaire (au moins le barème du secteur taxi, augmenté d'un pécule de vacances de 7,67 %), et par-dessus une seule cotisation patronale de 28 % à l'ONSS. Pas de précompte, pas de cotisations sociales classiques du travailleur à ajouter : le régime est volontairement simple.

Flexi-jobContrat classique
Charges patronales28 % du flexi-salaire, forfait uniqueCotisations ONSS pleines + pécule + assurances
Impôt & ONSS du chauffeur0 jusqu'à ≈ 18 000 €/anPrécompte + cotisations retenus sur le brut
Qui est éligibleDéjà 4/5 ailleurs, ou pensionnéTout le monde
Idéal pourPics, week-ends, nuits, renforts ponctuelsUn poste régulier à l'année
Flexi-job vs contrat classique — les grandes lignes (exemple simplifié, à confirmer avec votre secrétariat social).

L'effet est net des deux côtés : pour un même euro versé au chauffeur, il en garde bien plus qu'en salaire classique (rien n'est prélevé jusqu'au plafond), et vous payez moins de charges qu'un contrat normal. C'est précisément ce qui rend le régime attractif pour combler un trou de planning sans exploser le coût du service. Une fois le principe posé, ajouter ce renfort à votre flotte ne prend que quelques minutes.

Le flexi-job n'est pas fait pour remplacer un poste régulier. C'est l'outil du renfort : le samedi soir, la nuit de festival, le remplacement d'un chauffeur souffrant.

Un flexi-jobiste roule comme n'importe quel chauffeur

Attention à ne pas confondre « contrat allégé » et « obligations allégées ». Au volant, un flexi-jobiste est un chauffeur de taxi comme les autres : selon le régime du véhicule (station ou rue), il tient une feuille de route, engage le taximètre quand il le faut, et sa recette entre dans vos comptes exactement comme celle d'un autre chauffeur. Un renfort ponctuel, ça veut souvent dire quelqu'un qui connaît moins vos habitudes — et donc plus de risques de ratures ou de numéro sauté sur une feuille papier.

Un dernier réflexe avant de signer : faites confirmer les montants exacts (barème, plafond, cotisations) par votre secrétariat social — ils se paramètrent au cas par cas. Ce feu vert obtenu, ajouter le chauffeur à votre flotte dans ViaIris prend quelques minutes, sans lui créer de compte à sa place. Voici le geste, étape par étape.

Ajouter un chauffeur à votre flotte dans ViaIris

1

Référencez le chauffeur

Dans « Chauffeurs », ajoutez-le avec son prénom et son nom. Le numéro de certificat de capacité est optionnel, à compléter plus tard. Pas besoin de son email, ni de lui créer un compte.

2

Récupérez son code de liaison

ViaIris génère un code unique (et un lien d'inscription prêt à l'emploi). Remettez-le au chauffeur en main propre, ou envoyez-lui le lien.

3

Le chauffeur rejoint votre flotte

Il installe ViaIris sur son téléphone et saisit le code (ou clique le lien) : il est relié à vous en deux minutes, sans que vous ayez rien à créer à sa place.

4

Placez-le sur le planning

Il apparaît dans votre liste ; vous pouvez déjà le poser sur une voiture et un créneau. Dès son premier service, sa feuille de route se génère toute seule, au bon numéro.

Questions fréquentes

À partir de quand peut-on engager un chauffeur de taxi en flexi-job ?

Depuis le 1er juillet 2026. L'extension au secteur taxi et LVC avait d'abord été annoncée pour le 1er avril 2026, puis repoussée au 1er juillet.

Qui peut travailler comme chauffeur de taxi en flexi-job ?

Une personne qui a déjà un emploi principal d'au moins 4/5 d'un temps plein chez un autre employeur (apprécié au trimestre de référence), ou une personne pensionnée. Le pensionné n'a pas de plafond annuel.

Combien coûte un flexi-jobiste, et le salaire est-il taxé ?

L'exploitant verse le flexi-salaire (au moins le barème du secteur, plus un pécule de 7,67 %) et une cotisation patronale unique de 28 % à l'ONSS. Côté chauffeur, ce flexi-salaire est net d'impôt et de cotisations jusqu'à environ 18 000 € par an (18 440 € pour 2026) ; au-delà, le surplus redevient taxable.

ViaIris

Nous écrivons pour les exploitants de taxi de Bruxelles : réglementation, rentabilité, gestion de flotte et de chauffeurs. Des réponses concrètes, tirées du terrain. Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique.

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